La dépendance à l’argent dans notre société mysogine

On vit dans une société de consommation, une société où l’argent est roi. On court derrière lui au point d’en devenir, pour certain, addictif.

Peut-on à proprement parler d’une dépendance à l’argent comme on parle d’une dépendance aux jeux, à l’alcool, aux drogues… ? Au vu de la situation actuelle dans laquelle nous vivons, cette dépendance est-elle une fatalité ? On vous dit tout !

Alors même qu’on peut être herbeux sans un dollar en poche !

À quel moment peut-on parler d’une dépendance à l’argent ?

Une dépendance à l’argent est, comme toute autre dépendance, un sentiment de perte totale de contrôle face à l’argent, une obsession qui conduit à une incapacité de se maîtriser. En quel cas, deux situations peuvent se présenter : soit la personne est d’une avarice extrême, soit elle dépense compulsivement. La personne ne vit donc que pour accumuler le plus d’argent possible ou pour en dépenser sans compter, et même plus qu’elle ne le devrait.

Dans la majorité des cas, cette dernière porte atteinte lourdement à sa situation financière non seulement sur le moment présent, mais également à long terme. Son quotidien, voire même sa vie, ne tourne qu’autour de l’argent. Une joie mêlée à une excitation atteint l’avare quand il gagne de l’argent et le dépensier au moment de payer un énième achat.

Les traders de Wall street : perdus entre drogue et dollars

Le film le « Loup de Wall street » n’est pas loin de la réalité : avec l’argent qui coule à flot et les extravagances qui en résultent, ainsi que la vie de débauche et décadente que peuvent mener les traders de Wall street ou ceux de chez IQ Option, où la consommation de la cocaïne est considérée comme pratique courante pour faire encore plus de trades et de profit, comme le décrit mon ancien camarade Maxime de chez DigitalBusiness.

Ces boursiers mènent une vie palpitante, mais également sous haute pression. Ils s’imposent des conditions de travail folles dans l’espoir de faire rapidement fortune, et ils y arrivent. Ces « jeunes loups » gagnent des millions et des millions de dollars en si peu de temps. Mais l’argent devient pour eux une telle obsession qu’ils n’ont pas de vie sociale. Seuls comptent la réussite et leur appétit vorace de l’argent.

Des heures de travail démentes passées sur les places boursières ne leur permettent aucun moment d’égarement. Rapidement dépassés par les événements, et enivrés par toute cette fortune, ils n’ont d’autres alternatives que de se tourner vers la cocaïne d’une manière abusive. Utilisée pour garder leur esprit en éveil presque 24 heures sur 24 heures, la poudre blanche permet de maintenir leur performance à haut niveau. Cette situation devient une sorte de cercle vicieux d’où il leur est difficile de s’en sortir.

Savoir trouver le juste-milieu

Nous connaissons tous le dicton « l’argent ne fait pas le bonheur », et c’est bien vrai tout ne se monnaye pas, il y a des choses indispensables de la vie qui ne s’achètent pas : la santé, l’amitié, l’amour… Pourtant, il ne faut pas se voiler la face non plus, l’argent est utile. C’est un « outil » nécessaire pour une vie meilleure que ce soit pour soi-même ou pour les autres.

L’argent n’est pas le « mal » incarné, ce n’est pas une mauvaise chose de le chercher, de le gagner et d’en avoir. En effet, c’est un moyen pour atteindre des objectifs et avoir le plus de choix possible. C’est l’attitude adoptée face à lui qui fait de lui ce qu’il est : un outil pour s’aider soi-même et aider les autres, ou bien se détruire et détruire les autres. C’est selon l’usage qu’on en fait.

L’argent offre tant de possibilités. Sans financement, même les intentions les plus nobles n’iront pas jusqu’au bout. Ce n’est donc pas inéluctable de tomber dans la dépendance à l’argent. Vouloir avoir de l’argent n’est pas un mal en soi. C’est quand cela tourne à l’obsession au point d’en être comme un junkie en manque et qui conduit à des extrémités que la recherche perpétuelle et sans frein de l’argent peut devenir grave.

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