Le rapport Estrela est rejeté par le parlement européen.

Le rapport d’Estrela se porte sur la santé et les droits sexuels et génésiques. Ce dossier est nommé ainsi car il a été présenté à la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres par une femme politique portugaise appelée Edite Estrela. Ce rapport rappelle les droits fondamentaux oubliés ou peu approfondis par la loi des femmes, des adolescentes et des enfants. Quelques exemples des sujets attaqués dans le rapport sont :

  • Avoir une liberté sexuelle en tant que femme en ayant facilement accès à la contraception en tous genres et peu couteux. Cela serait surtout pour les jeunes femmes qui n’ont pas beaucoup de moyens et qui vivent en régions pauvres.
  • Avoir le choix d’avorter, sans que cela soit affiché comme une méthode contraceptive chez les jeunes et surtout en cas de raison très spécial comme le viol, un fœtus malformé, un bébé qui pourrait naitre avec des gros handicapes, et des mères ou couples en difficulté.
  • Avoir accès à un avortement légal et qui ne représente aucun risque pour la femme. Cela concerne aussi le fait de pouvoir aller avorter dans d’autres pays ou l’avortement est légale sans qu’il y ait de jugement juridique.
  • Que les enfants aient une éducation sexuelle adaptée selon l’âge. Aussi de réduire la facilité d’accès à la pornographie sur internet par ces derniers.
  • Que les adolescentes aient leurs mots à dire sur les conséquences de leurs actes.

Un rapport rejeté malgré les droits de l’homme en jeu

Avant que ce rapport n’arrive sur la table des personnes concernées de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, le rapport Estrela devait être jugé par un panel de députés du parlement européen. Un grand nombre d’associations se sont mobilisés d’un peu partout en Europe pour que les politiciens discutent et surtout qu’ils acceptent cette résolution alternative du Group Europe des Libertés et Démocratie. Ainsi pour ne pas se mettre à dos des milliers de potentiels électeurs, ces députés du parlement européen dont les français ont l’air d’avoir trouver la facilité d’être « neutre » en renvoyant le rapport Estrela à cette commission mentionnée plus haut.

Cette résolution alternative était concernée par le principe de subsidiarité et elle était principalement essentielle pour montrer que la loi pouvait être à 100% du coté de la protection de la dignité de tout être humain. Malgré cela, nous concluons qu’aucun groupe politique ne semblait vouloir soutenir ce dossier sur la santé et les droits sexuels et génésiques, que cela soit le Parti Populaire Européen (PPE) (où l’on retrouve entre autres les députés de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et ceux de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI)) ; du Parti Socialiste (PS) ; du Parti Communiste (PC) ; des Libéraux dont ceux du Mouvement Démocrate (MoDem). L’action des représentants de ces partis politiques qui était de voter pour le renvoi de ce texte à la commission confirme notre déduction.

Le résultat des votes français sur le renvoi en commission du texte se résume à une majorité de députés qui vote pour le renvoi avec des députés socialistes, communistes et verts qui votent tous contre ainsi que quelques personnes du MoDem (Mons. Benhamias et Mme Lepage) et PPE (Mme Le Brun et Le Grip). Vous retrouverez sur le site les réponses que nous avons reçu de Rachida Dati, Philippe Juvin et Brice Hortefeux.

Grace à des citoyens de tous les pays membres de l’Union Européenne, le rapport Estrela a pu être mis en attente. La question est jusqu’à quand car la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres a aussi son lot de travail et de contraintes. Que ce résultat nous encourage dans notre lutte pour une vie meilleure de tout un chacun en respectant la dignité de tout être humain.

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